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Rétro Ciné à 18h30 au César : “Touchez pas au grisbi” de Jacques BECKER

11 octobre

Bonjour,

Jeudi 11 octobre à 18h30, j’aurai le plaisir d’animer « Rétro Ciné» au Cinéma le César d’APT.

Dans le cadre de la programmation « Noirs et polars » pour la saison 2018/2019, le film projeté sera

” Touchez pas au Grisbi» de Jacques BECKER, sorti en 1954 (film français, N&B, version restaurée en 2017, durée 1h34, plus de 4 700 000 spectateurs !).

Film de gangsters inspiré d’un roman d’Albert Simonin. Centré sur l’amitié qui unit deux truands, il a lancé le début d’un cinéma policier “à la française”, et a ainsi mis fin au monopole des films noirs américains. Jean Gabin, alors au creux de la vague, décroche le Prix d’interprétation à Venise.

Grisbi : Nom familier pour parler dargentde monnaie. Voir Francis Blanche dans la scène de la cuisine dans « Les Tontons Flingueurs » : Touche pas au grisbi, salope !

Bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19449131&cfilm=1105.html

Le réalisateur Jacques BECKER (Né et mort à Paris (1906-1960) – 22 films en 24 ans)

Avant la guerre, il se fait connaitre grâce à Goupi main rouge et Falbalas. Ses succès Antoine et Antoinette, Rendez-vous de juillet et Rue de l’Estrapade montrent les Titis parisiens et le monde ouvrier d’après-guerre. En 1952, il tourne : Casque d’or, considéré comme son chef d’œuvre, mais c’est un échec commercial. Désireux de renouer avec le succès, il tourne Touchez pas au grisbi. Son fils, Jean (L’ÉTÉ MEURTRIER), y trouve son premier emploi de stagiaire. La même année, le cinéaste tourne Ali Baba et les 40 voleurs, film familial dans lequel il n’a guère la possibilité d’imprimer sa marque. Puis les Aventures d’Arsène Lupin avec Robert Lamoureux en gentleman cambrioleur (1957 Il revient à un registre plus sombre avec son dernier long métrage, Le Trou, récit captivant et minutieux d’une évasion ratée, inspiré de faits réels. Alors marié à Françoise Fabian, Jacques Becker meurt pendant le montage du film, qui sera boudé par le public, mais célébré par la critique. Becker est l’un des rares cinéastes français de l’époque qui trouve grâce aux yeux des critiques Truffaut ou Rivette.

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=3269.html

Les acteurs : 

Jean GABIN(1904-1976) qu’on ne présente plus. À 40  ans, de retour des USA, il a déjà les cheveux blancs ! Jean-Alexis Moncorgé, alors au creux de la vague, décroche le Prix d’interprétation à Venise pour ce rôle de truand, qui sera le premier d’une longue liste ! Exceptions notoires : Voici le temps des assassins (1956), La Traversée de Paris (1956) avec Bourvil, et En cas de Malheur (1958) avec Brigitte Bardot,  Un Singe en hiver, avec JP Belmondo et Le Chat (1970), avec Simone Signoret.

Jeanne Moreau (1928-2017) joue dans son 7èmefilm. Elle est encore loin des succès comme Ascenseur pour l’échafaud que nous avons programmé il y a deux ans

Lino Ventura (1919-1987) fait ses débuts à l’écran. Né de parents italiens, il vient s’installer en France à l’âge de huit ans. Il effectue plusieurs métiers, avant de mener une brillante carrière comme lutteur, puis comme catcheur. Malheureusement, il est victime d’un accident au cours d’un combat, et se résigne à abandonner ce métier. Il débute au cinéma pour Jacques Becker dans le rôle du jeune truand Angelo, qui est son vrai prénom !

Sans oublier Paul Frankeur,René Dary,Dora Doll,et Daniel Cauchy (88 ans, certainement le seul survivant de ce tournage).

La musique du film : Le thème musical est resté gravé dans toutes les mémoires. C’est Marc Lanjean qui compose la musique et Jean Wiener qui l’interprète à l’harmonica, cette mélodie fit l’objet d’une chanson reprise par Aimé Barelli l’année suivante. Elle a d’ailleurs obtenu un immense succès.

https://www.youtube.com/watch?v=B76qTUd6_8o&start_radio=1&list=RDB76qTUd6_8o&t=53

Quelques avis de spectateurs (à vous de trier…) :

Je me réjouissais de revoir ce polar en noir & blanc truffé d’argot. Mais j’ai trouvé que ce film pêche par son manque de rythme.

Le film impressionne par son authenticité, aussi bien sur le plan social qu’humain.

Une description réaliste du “milieu” habité par des truands brutaux mais pittoresques, parlant un langage savoureux et fleuri, cet argot des voyous que l’on retrouvera dans les classiques de Verneuil, Melville ou Lautner. Film nocturne où Max, truand fatigué, reste prisonnier de sa condition et ne peut échapper à son destin.

Avec le temps le film est presque devenu un documentaire sur le grand banditisme de ces années-là, la première partie est à cet égard très curieuse où toute éclipse est gommée : on se met en pyjama, on se lave les dents, on mange du pâté étalé sur des biscottes et tout ça en prenant bien son temps, afin de contraster avec le déchaînement de violence de la dernière partie.

Le classicisme sobre de ce chef d’œuvre saute aux yeux, l’utilisation du cinéma pour raconter le roman est un régal visuel : aucun effet spécial, de la maitrise, du raffinement, de la rigueur et constamment de la beauté autant dans les décors que dans les costumes.

Une discussion amicale suivra la projection. Possibilité de continuer la discussion dans un resto aptésien (qu’on se le dise…entre deux bises !).

N’hésitez pas à transmettre cette lettre à vos amis et relations !

Bonne Journée !    

François CHAUPITRE

Programmation Rétro Ciné 2018/2019 : Thème : Noirs et polars

– Jeudi 11/10 à 18h30         Touchez pas au Grisbi de Jacques BECKER
– Jeudi 22/11 à 18h30         Assurance sur la mort
de Billy WILDER
– Jeudi 13/12 à 18h30         Éva
de Joseph LOSEY
– Jeudi 17/01 à 18h30
– Jeudi 28/02 à 18h30
– Jeudi 14/03 à 18h30
– Jeudi 25/04 à 18h30
– Jeudi 16/05 à 18h30

Détails

Date :
11 octobre